Amazon veut casser le marché des tablettes

Amazon fait partie des Big Four du Web, les GAFA, avec Apple, Google et Facebook. L’enseigne est connue pour sa puissante plateforme de e-commerce. Mais après avoir révolutionné ce marché, Amazon cherche aussi à s’imposer sur celui des appareils mobiles.

Fire Amazon

59,99 euros (pubs comprises dans le contenu diffusé, 74,99 euros sans pub). C’est le prix de la nouvelle tablette tactile proposée sur la marché par le géant du Web. Amazon vient tout juste d’en annoncer la commercialisation prochaine (le 30 septembre). Au delà du prix agressif de ce nouveau modèle, le groupe n’hésite pas non plus à tacler ses concurrents sur la fragilité de leur tablette (l’iPad Air) ou leur faible puissance (la Samsung Galaxy Tab 3 Lite) pour présenter la Fire.

Dans le fond, Amazon promet que sa nouvelle tablette Low Cost embarque une amélioration de la plateforme, de nouvelles fonctionnalités, ainsi qu’un large catalogue d’applications, livres ou encore musiques. En termes de caractéristiques techniques, cette tablette fonctionne sous le système Fire OS 5 « Bellini ». Elle embarque un processeur Quadcore cadencé à 1,3 GHz, associé à 1 Go de mémoire vive et un espace de stockage de 8 Go extensible jusqu’à 128 Go. Elle présente un écran IPS de 7 pouces et deux caméras (frontale et arrière). Le tout est sensé assurer une autonomie de  7 heures en utilisation modérée.

Des caractéristiques techniques très moyennes, mais suffisantes pour un usage basique (surfer sur Internet, lire, regarder des vidéos ou écouter de la musique) et donc capables de convenir à la cible du groupe. Les tablettes seront aussi proposées en pack de six, à 250 euros donc un exemplaire gratuit. L’objectif d’Amazon est encore une fois d’équiper un maximum d’utilisateurs, voire des familles entières, y compris les enfants. Amazon insiste ainsi sur la grande résistance de son modèle.

Une démarche agressive pour faire oublier des échecs passés

Amazon défend donc sa nouvelle tablette avec une certaine agressivité. Mais derrière ces attaques frontales et une stratégie à prix coûtant, Amazon cherche aussi à faire oublier que son unique smartphone a été marqué par l’échec. Lancé en 2014, le Fire Phone a ainsi été retiré de la vente après épuisement des stocks. Et sur le marché des tablettes, le géant ne semble pas connaitre sa plus grande réussite non plus. Amazon communique peu et évite de citer ses chiffres. Une étude IDC datant de l’année dernière explique ce silence par des chiffres 2014 en forte baisse. La stratégie d’Amazon, axée sur la captation des utilisateurs dans un écosystème grâce à des prix cassés, finira t’elle par payer ?

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